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histoire


Orient Ancien

Après avoir présenté les grands traits de la géographie physique, humaine et climatique de la région du Proche-Orient, on montrera qu’elle a été le foyer précoce de phénomènes majeurs pour l’histoire de l’humanité: sédentarisation, apparition de l’agriculture et de l’élevage, naissance des villages et des villes. C’est dans le sud de la Mésopotamie, au pays de Sumer, que naît la civilisation et que se développent les premières cités. Des empires puissants apparaissent en Babylonie puis en Assyrie. L’Anatolie est dominée par l’empire hittite qui dispute à l’Egypte la domination de la Syrie et de la côte libanaise où se développent les cités phéniciennes tandis que les Hébreux s’installent en Palestine. L’histoire du Proche-Orient dans l’Antiquité obéit à quelques grandes constantes : oppositions entre les peuples nomades et leurs adversaires sédentaires, cycle qui se fait succéder plusieurs entités étatiques : cités-Etats, royaumes et empires. La suite du cours présentera les grandes constructions politiques jusqu’à la conquête de l’Orient par Alexandre le Grand en insistant sur l’originalité de chacune d’entre-elles.




Grèce Classique

L’époque classique s’ouvre sur le choc des guerres médiques entre l’empire perse et un certain nombre de cités grecques. Cet événement est fondateur pour l’identité grecque et marque le début de l’ascension de la cité d’Athènes. Après avoir chassé les tyrans, Athènes met progressivement en place dans le premier tiers du Ve siècle une démocratie. C’est Périclès qui incarne le mieux la démocratie athénienne au milieu du Ve siècle qui est un temps d’équilibre. Athènes met en place une thalassocratie puissante et se pare de monuments somptueux pour devenir l’"école de la Grèce". Cet équilibre est rompu par la guerre du Péloponnèse qui éclate entre Athènes et Sparte, toutes deux à la tête de deux puissantes alliances. "C’est l’événement le plus considérable" selon l’historien Thucydide qui s’en est fait le narrateur. Athènes en sort vaincue tandis que Sparte développe un impérialisme dont la brutalité n’a rien à envier à celui de sa devancière. Le IVe siècle est l’époque de l’ordre tripolaire où la Grèce est déchirée par les affrontements des cités de Sparte, Athènes et Thèbes aucune n’arrivant à prendre durablement l’avantage sur les deux autres. Beaucoup de Grecs à l’instar de l’orateur Isocrate, rêvent d’une alliance dirigée contre la Perse et qui permettrait d’unir tous les Grecs autour d’un objectif commun. C’est paradoxalement, le roi de Macédoine Philippe II, considéré avec dédain par beaucoup de grecs comme un "demi-barbare" qui réalisera l’unité de la Grèce après la bataille de Chéronée.




Le monde Hellénistique

La conquête d’Alexandre le Grand a porté les frontières de l’hellénisme jusqu’aux confins de l’Inde. A sa mort, ses généraux se révèlent incapables de maintenir l’héritage indivis. Après plusieurs décennies de luttes entre Diadoques ("successeurs"), l’empire d’Alexandre est définitivement démembre et quelques grands royaume émergent : ceux des Lagides, des Séleucides, des Antigonides ainsi que le petit royaume de Pergame. Si les cités ont perdu leur indépendance, elles restent le cadre d’une vie culturelle particulièrement brillante, mènent une diplomatie active en prétendant négocier d’égal à égal avec les monarques tandis que s’affirment de puissantes confédérations en Grèce continentale. C’est la montée en puissance de Rome qui va bouleverser les équilibres géopolitiques et conduire progressivement à la destruction des monarchies hellénistiques, transformées en provinces de l’empire romain. Ce processus s’achève à la bataille d’Actium par la défaite d’Antoine et de Cléopâtre face à Octave. Durant l’époque hellénistique, de nouveaux courants commerciaux animent la Méditerranée tandis que de grandes villes (Antioche, Alexandrie, Pergame) connaissent un spectaculaire essor. Mais c’est surtout l’époque où la pensée grecque rencontre les "sagesses barbares", entrainant des phénomènes de fusion mais aussi des rejets et des conflits.